La miséricorde : un chemin, une mise en route … C'est dans une démarche de foi et de prière que 65 paroissiens de l'UP Tubize ont parcouru un mini-parcours allant de l'église St Jean et Nicolas pour rejoindre la collégiale de Ste Gertrude de Nivelles (600m à pied).

Err 1 : Photoset not found

Ensuite, nous avons franchi la porte sainte de la miséricorde "où quiconque entrera pourra faire l'expérience de l'amour de Dieu qui console, pardonne, et donne l'espérance", pour effectuer ensuite un parcours à l'intérieur de la collégiale le tout entrecoupé de chants, questionnement intérieur et méditation. Cette démarche du jubilé nous a aussi permis de vivre le sacrement de réconciliation avec un court temps de prière silencieuse. Nous avons clôturé cet après-midi à la crypte, par l'eucharistie avec 5 prêtres de notre UP, accompagnée des choristes de Notre Dame Immaculée et son chef de chorale: Dario, merci à eux d'avoir animé de tout leur cœur cette belle célébration. Natacha

En cette année jubilaire de la miséricorde, il est peut-être bon de nous interroger … Qu’est-ce qu’un Jubilé ou une Année Sainte ?

Un jubilé c'est une “année de grâce” (Évangile de Luc 4,18) et une période privilégiée décidée par l’Église sur le modèle de ce qui s’est vécu dès l’Ancien Testament. C’est l’Église, par l’autorité du Saint-Père, qui décrète l’ouverture d’une année jubilaire. C’est aussi un nouvel appel à la conversion en vue d’une rencontre personnelle avec le Seigneur. Se mettre en vérité devant Dieu, accueillir son pardon et le salut qu’Il nous offre, vivre de sa miséricorde, s’abandonner et le suivre : “Je suis le chemin, la Vérité et la Vie” (Évangile de Jean 14,6). C’est enfin l’occasion de se réjouir (origine du mot “Jubilé” en latin), de goûter la joie d’être enfant de Dieu, d’appartenir à son Église et d’être appelé à la sainteté !Dans la tradition ecclésiale des années saintes, une porte spéciale est ouverte dans les quatre basiliques majeures à Rome. Ces portes saintes symbolisent l’accueil dans la maison de Dieu pour y recevoir le pardon des péchés, la remise des pénitences, et rendre grâce dans l’Eucharistie. Toute démarche de pèlerinage s’achève par le franchissement d’une porte sainte accompagnée de la demande de conversion. Cette démarche veut inviter chaque chrétien à une conversion en vérité afin de vivre de la grâce de Dieu pour être son témoin aujourd’hui. Selon la volonté du pape François est possible de franchir une porte sainte dans chaque diocèse. Chez nous en Brabant Wallon, le plus proche de Tubize c'est la collégiale de Nivelles.

Pourquoi dit-on que le Jubilé de la Miséricorde est une Année Sainte extraordinaire ?

Cette Année sainte, 15 ans après le jubilé de l’an 2000 du pape Jean Paul II, est une Année Sainte « extraordinaire », contrairement aux « ordinaires » qui ont lieu en principe tous les 25 ans. Ce jubilé a été voulu par le Pape François, pour souligner l’importance de la « miséricorde » de Dieu. Miséricorde est le mot clé de son pontificat, il fait même partie de sa devise : “miserando atque eligendo” qui signifie « choisi parce que pardonné » – « par miséricorde et par élection ». Pourquoi un jubilé de la miséricorde ? Le pape François a déclaré, le 9 décembre lors de l’audience générale : « Frères et sœurs, après avoir ouvert la Porte Sainte du Jubilé de la Miséricorde, je voudrais répondre à la question : pourquoi un jubilé de la Miséricorde ? Célébrer ce Jubilé c’est mettre au centre de notre vie personnelle et de nos communautés le contenu spécifique de la foi chrétienne. L’Année Sainte nous est offerte pour faire l’expérience dans notre vie du pardon de Dieu, de sa présence à nos côtés et de sa proximité quand nous en avons le plus besoin. C’est un moment privilégié où l’Église apprend à choisir ce qui plaît le plus à Dieu : pardonner à ses enfants, leur faire miséricorde pour qu’ils puissent à leur tour pardonner à leurs frères. Rien n’est plus important que de choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sa miséricorde. Cela est urgent partout, dans la société, dans les institutions, dans le travail et aussi dans la famille. À la racine de l’oubli de la miséricorde, il y a toujours l’amour propre, la recherche exclusive de son propre intérêt, des honneurs, des richesses, souvent travestie en hypocrisie et en mondanité. Aussi est-il nécessaire de se reconnaître pêcheur pour renforcer en nous la certitude de la miséricorde divine. » À la faveur d’un temps privilégié, l’Église, par la voix du pape François, nous offre d’approfondir durant toute une année notre relation à Dieu en (re)découvrant en Jésus le visage du Père qui fait miséricorde. En creusant ainsi un point central de notre foi, nous sommes appelés à vivre de la miséricorde et à en être les témoins dans toutes nos relations. Qu'est -ce des "œuvres de Miséricorde" ? Les œuvres de la Miséricorde mettent en lumière une caractéristique essentielle du témoignage chrétien : "C’est à moi que vous l’avez fait" (Mt 25, 40). C’est une vocation à laquelle nous sommes particulièrement appelés en cette année jubilaire, et qui ne peut s’arrêter aux exigences matérielles de l’action caritative. Qu’est-ce qu’une œuvre de miséricorde ? Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses besoins corporels et spirituels.

Les œuvres de miséricorde « spirituelles » nous ont été transmises par une tradition qui trouve son origine dans les écrits des Pères de l’Église et qui devient probablement définitive au cours du XIIe siècle. Elles sont : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et les morts.

Les œuvres de miséricorde « corporelles » sont issues de la parabole du Jugement dernier (Mt 25,31 ss) : « Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » Natacha.